ReGArDez “Destroyer” Film en STREAMING Entier (FR)

Destroyer (2018)

Jeune détective de la police de Los Angeles, Erin Bell, infiltre un gang de braqueurs, mais sa mission se termina de façon tragique. Des années plus tard, Erin est une femme détruite et isolée. Elle tente sans succès de renouer contact avec sa fille, qu’elle a trop longtemps délaissée, et qui la rejette. Lorsque le chef de la bande refait surface, Erin va reprendre l’enquête pour comprendre les événements qui ont conduit au drame, pour apaiser ses démons intérieurs et finalement régler ses comptes avec ce qui l’a anéantie.
Date de sortie : 2018-12-25
Genres : Thriller, Crime, Drame, Action
Durée : 120 Minutes
Par : 30WEST, Automatik Entertainment
Acteurs: Nicole Kidman, Sebastian Stan, Tatiana Maslany, Bradley Whitford, Toby Kebbell, Scoot McNairy, Toby Huss, James Jordan, Beau Knapp, Jade Pettyjohn

 


 

Bande d’annonce :Destroyer

 

Critique de Destroyer – Nicole Kidman se transforme en noir amer

Il n’a pas reçu autant de battage médiatique que celui de Matthew McConaughey, mais le retour de Nicole Kidman du bord injuste du purgatoire d’Hollywood a été l’un des retours les plus rafraîchissants qu’il ait été mérité ces dernières années. Rappelez-vous quand elle jouait dans une comédie d’Adam Sandler, dans un thriller à faible loyer de Nic Cage et bien, Grace of Monaco-ing? Après avoir été nominée aux Oscars pour Lion, elle a réussi à remonter au sommet avec une émission à succès de HBO, des films avec Yorgos Lanthimos et Sofia Coppola, un rôle à venir dans un blockbuster de DC et maintenant, deux films présentés en avant-première sur le circuit du festival cette année.

Au moins sur papier, son rôle de mère luttant pour faire face à la sexualité de son fils dans Boy Erased ressemble moins à une déviation, son personnage dans le thriller de Karyn Kusama, le sombre thriller, ressemble à quelque chose que nous n’avons jamais vu auparavant. On a déjà beaucoup parlé de sa transformation physique, comme c’est souvent le cas, mais en jouant le rôle de détective hantée et surtout inimitable, elle a repoussé les limites de ce que nous, les spectateurs, attendions d’un personnage féminin de premier plan. C’est dans cette exploration, renversant les hypothèses de genre, que le film se sent frais et nécessaire. C’est cependant dans les détails de l’intrigue, où l’on se sent un peu moisi, la plongée noire dans le monde souterrain de LA n’est jamais assez profonde.

Kidman joue Erin Bell, que nous rencontrons pour la première fois alors qu’elle se réveille, encore une fois, dans sa voiture, grimaçant à la luminosité insupportable du paysage de Los Angeles. Elle se fraye un chemin vers la scène d’un meurtre, qui porte une signification pour elle, le signe qu’un vieil ennemi est de nouveau opérationnel. Des années auparavant, Erin s’était infiltrée avec son partenaire Chris (Sebastian Stan) pour infiltrer un gang de criminels dirigé par le maléfique Silas (Toby Kebbell). À travers le retour en arrière, nous commençons à comprendre pourquoi sa réapparition signifie tant pour elle et à quel point elle est prête à aller pour mettre un terme à tout cela.

Kidman dans Destroyer a une double nature physique qui fait que nous oublions souvent qui nous regardons, mais c’est un peu trop exagéré pour que cela fonctionne dans le film environnant. Le maquillage est beaucoup trop maculeux, rappelant le film extravagant de Johnny Depp dans Whitey Bulger dans Black Mass, la sensation surréaliste de regarder quelqu’un se promener avec un costume d’Halloween alors que tout le monde a oublié de se vêtir. Plutôt que de l’aider à disparaître dans le rôle, cela nous distrait et nous rappelle qu’il s’agit d’un acteur qui fait quelque chose plutôt que d’une personne qui vit sa vie. C’est indéniablement fascinant de voir une femme jouer le genre de détective aigri, grisonnant que nous avons l’habitude de voir un homme s’en prendre à lui et aucune tentative maladroite de l’atténuer, de la garder aussi rude et fatigante que ses pairs.

Au-delà de cela, cependant, il n’ya pas grand chose d’autre que nous n’avons jamais vu auparavant. C’est un pas en arrière décevant pour Kusama, dont l’incroyable thriller de 2015, The Invitation, a apporté profondeur et humanité à des habillages de genre, une compétence qu’elle n’a malheureusement pas apportée à sa suite. Les sinistres flashbacks initiaux taquinent quelque chose de beaucoup plus grand que ce qui a finalement été révélé, en particulier dans un jeu particulièrement intense de roulette russe, mais le grand ennemi d’Erin n’est pas si terrible que ça. Kebbell, qui a l’air de porter Gerard Butler dans le cosplay de Dracula 2000, essaie d’injecter une menace, mais nous le voyons si peu qu’il a du mal à faire bonne impression. Tatiana Maslany a également tourné au vinaigre, mais c’est vraiment un one-woman show.

Kidman s’engage sans crainte dans le cauchemar, qu’il s’agisse de combattre enivrante le petit ami sordide de sa fille ou de brouiller un informateur alité, mais sa transformation radicale et quelques tromperies temporelles ne peuvent masquer un complot qui semble plutôt vide. C’est un noir mécanique déguisé en quelque chose de plus substantiel et cela se ressent surtout dans une fin qui se noie dans une profondeur non acquise. Destroyer ne déraillera pas la Kidmanaissance mais elle mérite plus que cela.

Author: tauhid